Ontologie Semsimo

Pour maximiser la création de valeur par le SI, il faut en additionner les visions différentes, afin d’objectiver les arbitrages. Représenter les concepts de la décision à travers un réseau d’ontologies d’entreprise, est une démarche qui va dans ce sens.

Une question d’expressivité et de flexibilité

Une ontologie est une spécification explicite d’une conceptualisation. C’est un choix dans la manière de décrire un domaine de connaissances, de manière partagée et conceptuelle, qui poursuit un objectif commun, tout en étant exploitable par une machine.

Gruber
La construction d’ontologies (voir définition) permet d’une part d’atteindre un consensus dans la compréhension commune d’un système complexe. En effet, elle conduit à construire un vocabulaire commun. Lequel offre plus de perspectives qu’un thesaurus, de par sa spécification en langage formel et les relations sémantiques entre concepts. D’autre part, elle facilite la mise en place d’une base de connaissances interrogeable par des requêtes sémantiques riches. En conséquence, en identifiant avec toutes les parties prenantes, les éléments–clefs à connaître ainsi que leurs relations, on peut obtenir un modèle représentatif et flexible du SI, indispensable à l’aide à la décision.
Parce que l’expressivité et la flexibilité de ce modèle sont nécessaires pour piloter le SI et éviter une fracture numérique.

Désormais, l’usage du numérique s’accélère dans la vie des entreprises, des administrations, des usagers et des clients. Malheureusement, la plupart des systèmes d’information d’entreprises ne sont pas assez flexibles pour s’adapter à cette accélération. En effet, beaucoup d’organisations ont de plus en plus de difficultés à maîtriser réellement leur système d’information.

Un diagnostic de fracture numérique

Or sans maîtrise de l’apport métier du SI, on ne peut pas répondre efficacement et rapidement aux besoins. Cela, malgré la professionnalisation des métiers de l’informatique, l’industrialisation de certaines tâches ou la fourniture simplifiée de certains services.
Car ni le Cloud Computing, ni les référentiels de bonnes pratiques, ni les nouveaux systèmes de conception, ne suffisent à une entreprise pour prendre les bonnes décisions concernant son système d’information, dès lors qu’elle est en diagnostic de fracture numérique.
Quand il y a un fossé entre les ambitions d’une organisation à participer pleinement à un monde connecté et aux opportunités du numérique, et ses capacités et ressources pour le faire, ce diagnostic s’impose. Les symptômes caractéristiques en sont les suivants.

Les décisions en matière de Système d’information ne doivent pas être laissées au seul arbitrage des coûts faute de compréhension des systèmes. Il devrait toujours s’agir de décisions d’entreprise, avec une contribution collective et une collecte de toutes les informations nécessaires pour étayer les choix. Sans cela, l’organisation risque la fracture numérique

En état de fracture numérique, on pilote sans visibilité

Tous ces symptômes sont liés et se renforcent mutuellement. En effet, la direction d’une organisation en état de fracture numérique, manque de visibilité pour piloter son SI. Elle ne voit pas forcément quels sont les produits ou services importants du système d’information ni en quoi ils supportent les activités de l’entreprise. Au mieux, elle en voit une partie des coûts, tout en ayant des difficultés à les rapporter à la couverture de ses besoins.

Dès lors, l’activité autour des systèmes d’information échoue à être perçue comme porteuse de valeur ajoutée. Par conséquent, elle n’est plus pilotée pour la recherche de cet apport. Le seul levier qui apparaît manipulable au titre de la décision devient la réduction de coût.

Le manque de visibilité couplé à la contrainte de temps de mise sur le marché de certaines offres conduisent souvent à décider, non d’une stratégie numérique, mais, au mieux, de tactiques liées à des solutions technologiques. Or sans une approche méthodique du type dossiers de décision d’investissement (business case pour nos amis anglo-saxons) pour chaque projet, sans bénéfices identifiés en rapport avec les objectifs de l’organisation et ses activités, les résultats des projets des SI ne peuvent qu’être insatisfaisants.

Cela dit, les dossiers de décision d’investissement ne sont pas la panacée universelle. Car, constitués sans schéma de finalité global, au mieux ils ne servent à rien. Au pire, ils sont handicapants en introduisant des processus de décision qui tournent à vide. Parce que la gouvernance d’un système d’information se décline en fonction de la stratégie d’une entreprise. Elle dépend de sa vision, de ses missions, de sa culture organisationnelle. Toutes choses qui permettront de décliner les activités et les processus qui contribueront à atteindre les finalités de l’entreprise.

Une vision Multi-dimensionnelle pour éviter la fracture

En conséquence, pour éviter la fracture numérique, il faut créer les conditions du dialogue pour partager ces éléments clés. Donc un système d’aide à la décision doit fournir une vision multi-dimensionnelle des critères à prendre en compte. Pour éclairer les acteurs de la décision sur les liens entre projets, activités de l’entreprise et composants du système d’information. C’est pourquoi l’approche ontologique apporte de quoi soigner la fracture numérique. Car elle pose enfin les questions indispensables. Celles sur les concepts nécessaires à partager pour pouvoir prendre les décisions relatives à une exploitation ciblée du numérique. Ou comment ces concepts s’imbriquent et s’organisent pour donner du sens aux décisions prises, par rapport aux finalités de l’entreprise.

En formalisant les questionnements décisionnels sur l’organisation et ses systèmes d’information à travers plusieurs ontologies, nous disposons d’une représentation systémique qui:

Un réseau d’ontologies

Les décisions de modélisation des ontologies ©Semsimo, derrière nos services, ont été guidées par le but recherché. L’objectif visé consiste à fournir une assistance au pilotage par la valeur du Système d’Information de l’entreprise. La modélisation des entités, caractéristiques et liens de sens, pour couvrir l’ensemble des concepts nécessaires à la prise de décision, nécessite de considérer une vingtaine de domaines de connaissances. C’est pourquoi ce que nous nommons l’ontologie d’entreprise ©Semsimo est en fait un réseau d’ontologies. Il rassemble plusieurs ontologies, allant de la représentation de la stratégie de l’organisation à l’infrastructure des SI.

C’est un effort de capitalisation et de formalisation sans précédent du champ décisionnel du Système d’information, orienté analyse de la valeur.

En premier lieu, ces ontologies ont été réalisées sous l’éditeur Protégé, en conformité avec les standards du Web sémantique. En second, la construction a été inspirée de nombreuses ontologies existantes, à des fins de réutilisation et d’ouverture. De plus, elle a été conçue à l’origine pour être aisément opérationnelle.
Le réseau d’ontologies sert de modèle de domaine. Ainsi, on en adapte tout ou partie, selon les services demandés, aux spécificités de chaque organisation. Afin d’obtenir un consensus explicite et un certain niveau de partage par les membres de la communauté, la démarche ©Semsimo prévoit des ateliers d’instanciation avec l’ensemble des parties prenante et une démarche itérative pour l’évolution des modèles. Une interface de type Wiki sémantique permet ensuite d’exploiter une base de connaissances du SI opérationnelle, en prolongement des ontologies.

L’expertise développée autour du réseau d’ontologies pour répondre aux besoins de décision SI peut être mise au service d’autres besoins de construction d’ontologies. En particulier, pour l’interopérabilité sémantique entre systèmes via l’usage des standards du Web sémantique.

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